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Mercredi 17 Février Imposition des Cendres


Cette année, l’imposition sera proposée le 17 février à 10h30 en l’église de St Amant Tallende et à 15h00 en l’église de Fohet.

Symbolique

« La cendre tire d’abord son symbolisme du fait qu’elle est par excellence valeur résiduelle : ce qui reste après l’extinction du feu, donc anthropologiquement, le cadavre, résidu du corps après que s’y est éteint le feu de la vie.

Spirituellement parlant la valeur de ce résidu est nulle. Aussi, face à toute vision eschatologique, la cendre symbolisera la nullité  liée à la vie humaine, du fait de sa précarité. Dans la liturgie chrétienne la formule du mercredi des cendre est explicite : Tu es poussière et tu reviendras poussière » n’est pas sans rappeler la parole d’Abraham : « Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui ne suis que poussière et cendre » Genèse 18,27   Dictionnaire des Symboles

 

A l’origine

Le nom de « Cendres » vient de la coutume, en ce mercredi, de consacrer au service divin les cendres des rameaux de l’année précédente et de tracer avec ces cendres une croix sur le front des fidèles. Cette cérémonie fut instituée par le pape Grégoire Ier aux alentours de l’an 591.

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques

Dans la tradition biblique, comme dans la plupart des religions antiques, la cendre est le symbole de l’insignifiance humaine. L’existence de l’homme est précaire : quelle que soit sa grandeur éphémère — réelle ou apparente —, il est vite réduit à l’exiguïté de la cendre ou de la poussière. Dans son marchandage avec Yahvé, au sujet de la destruction de Sodome et Gomorrhe, Abraham prend la précaution de reconnaître son inanité devant Dieu : « Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre » (Gn 18, 27).

 Aux commencements du christianisme

Ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales «majeurs» : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés capitaux).

Au VIIe siècle environ

Cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents, ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi Saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché :

«Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras»

(Genèse 3,19).

Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres – et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac – est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu :

  • « A l’annonce par Jonas de la destruction de la ville de Ninive, aussitôt les gens croient en la parole de Dieu. Ils décident de ne pas manger et mettent leurs habits de deuil….Et le roi leur dit « Tout le monde doit mettre des habits de deuil ! Chacun doit crier vers Dieu de toutes ses forces ! » Jonas 3.5-9
  • « Mon peuple met un habit de deuil autour de ta taille, roule toi dans la poussière…Commence les cérémonies de deuil comme pour un fils unique…Améliorez votre façon de vivre et d’agir. Dans vos rapports les uns avec les autres, respectez le droit. N’écrasez pas par l’injustice les étrangers, les orphelins ou les veuves. Arrêtez de tuer des innocents… »Jérémie 6.26 et 25-34

 

La cendre symbolise ainsi le néant de l’homme devant l’absolue transcendance du Dieu qui se révèle à Moïse à travers un buisson ardent qui, lui, ne se consume pas. … Mais, pour la Bible, ce geste de pénitence anticipe aussi la victoire pour qui s’engage à faire confiance à Dieu.

En déposant les cendres sur le dos de la main (cette année),  le prêtre dit au fidèle :

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».

 

L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :

Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.


Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.

 

Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.

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