Église de CHANONAT

Adresse : Place de l’Eglise

Actuellement petit parking à proximité, un autre plus grand vers le cimetière mais inaccessible (travaux en cours). Petit parking également proche de la mairie à 150 m de l’église.

   Eglise Saint-Etienne

inscrite aux Monuments historiques le 27 octobre 1986.

L’église n’a jamais fait l’objet d’études archéologiques ni historiques, de telle sorte qu’en l’absence complète de documents écrits ou figurés, c’est la seule observation des lieux qui est en mesure d’apporter quelques informations sur l’histoire de sa construction.

Le village de Chanonat comportait autrefois un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Port-Dieu,(situé à Confolent-Port Dieu en Corrèze dépendante de l’abbaye de La Chaise Dieu), mentionné pour la première fois en 1264. Celui-ci se composait de bâtiments fortifiés et de l’église actuelle.

A l’extérieur façade sud, on peut remarquer un étonnant décor au-dessus de la porte d’entrée, peu courant en Auvergne. Si ce monument a appartenu à l’ordre des Templiers il est normal que l’on puisse relever des détails architecturaux venus d’ailleurs comme des frises de même type dans les églises de l’Ouest, en Charente par exemple. Par contre les modillons qui soutiennent la corniche sont typiquement auvergnats, souvent à copeaux.

La façade ouest offre un porche souligné par le même décor que la porte sud, surmonté d’une fenêtre entourée d’un cordon à billette souvent trouvé en Auvergne. Ce type de décor se retrouve en Catalogne…notamment à Ourgeil, pas très loin d’Andorre.

A l’intérieur quand on entre dans cette église on est frappé par son architecture à nef unique et à élévation simple, ce qui a du simplifier sa construction ne nécessitant pas de contreforts. Il est vraisemblable que la construction postérieure d’annexes telles que les différentes chapelles au nord et au sud ait pu améliorer la stabilité de l’édifice. Elle est représentative des transformations que peuvent subir les petits édifices au cours des siècles, sans altération de leur authenticité. L’édifice est donc d’origine romane avec une nef unique et un  faux transept peu saillant qui se termine par des petites chapelles semi-circulaires et un chœur composé de deux travées droites, ces deux derniers éléments étant d’époque plus récente (17e et 18e siècle).

 Ce chœur modifié il y a 200 ans environ,  s’achève  par un fond plat  éclairé par trois lancettes garnies de vitraux du peintre verrier clermontois THIBAUD. Initialement de forme arrondie, en forme d’abside, il composait avec le transept une croix grecque évoquant les églises orientales, monument initié par des moines combattants (Hospitaliers ou Templiers?…)

Dans le chœur a été aménagé le tabernacle entouré d’une oeuvre contemporaine (bois, lave émaillée sur plaques de Volvic) réalisée par François Rudel, sculpteur et René Mussilier.

A proximité du chœur, la chapelle nord malgré l’emplacement actuellement des bancs,  est dédiée à St Etienne diacre, premier martyr, mort par lapidation,  patron de la paroisse, représenté par un vitrail, et sur le décor de l’autel en marbre, avec sa statue au dessus. La chapelle sud de même style est ornée comme la précédente, également de culots en pointe d’ogive représentant des personnages, seigneurs ou riches donateurs du village? (ornements classiques dès le XIVe siècle)

Dans la nef, outre des statues du XVIII polychrome dorées (Ste Anne, l’Ange Gabriel et Tobie…)   des objets mobiliers  sont classés :

  • le Christ en croix, la Vierge et Saint Jean Baptiste, statues, bois, début du xv siècle, 
  • un bénitier, du XIVe siècle, à droite en entrant (sans doute ancienne fontaine de par sa taille pouvant provenir d’une commanderie proche, ou d’une abbaye comme l’indiquerait son décor…Port Dieu, Cluny?)

Dans la chapelle sud arrondie du transept, un tableau du XVIII représentant la martyr de St Etienne lapidé devant Paul (le futur St Paul avant sa conversion) a été récemment restauré par la municipalité en 2005

Dans la nef, chapelle nord, se trouve une petite niche derrière une grille dans laquelle est placée une statue de Notre Dame de l’Arbre* du XVIII ème, copie de l’ancienne qui a été détruite par le feu. Dans la chapelle sud un confessionnal de belle facture. 

A la tribune, un retable du XVII ème appartenait vraisemblablement à l’ancien autel.  Juxtaposés à ce retable  deux panneaux représentants la Charité et la Chasteté, vertus habituellement représentées par des figures féminines et non par des hommes comme ici, présentent de ce fait un intérêt iconographique certain.

 

 

 

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