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Avec Notre Dame de Saulzet


Depuis le début du mois de mai, où nous aimons prier la Vierge Marie, les groupes de prière ne peuvent se réunir comme à l’habitude, mais nous pouvons être en union de prière chacun chez soi:
Proposition :
Durant la 4 ème semaine du lundi 25 au dimanche 31 mai :
La prière dédiée  à Notre Dame de l’Assomption, ci dessous et plus particulièrement , mercredi 20 mai à 17 H nous prions avec le chapelet

 

 O Marie, Mère de l’Amour

Nous voici devant toi avec nos joies,

nos désirs d’aimer et d’être aimés.

Nous voici avec le poids des jours,

avec nos misères, nos violences et nos guerres.

Mais l’amour est plus fort que tout :

nous croyons qu’il existe encore,

car l’amour vient de Dieu.

Nous t’en prions : que nos maisons soient habitées

de simples gestes de fraternité et de bonté,

de confiance, de bienveillance et de générosité !

Que les familles et les nations s’ouvrent au partage,

au pardon et à la réconciliation !

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Notre Dame de l’Assomption à l’église de Saulzet

Vierge en majesté du XII e siècle

La période romane XIe – XIIe siècles voit l’Auvergne se couvrir d’un « blanc manteau d’églises ».

Chacun connaît la série des cinq églises romanes dites majeures : Notre Dame du Port, Issoire, Saint Nectaire, Orcival, Saint Saturnin ; cette période est aussi riche en statues de la Vierge Marie, tenant l’enfant Jésus, dites Vierges de Majesté ;   on en compte une quarantaine, soit encore à leur place, soit dans des musées.

 

Notre Dame de Saulzet est peut-être la plus complète : le siège a été refait au niveau du dossier, le reste est intact ; l’enfant Jésus tient la main gauche pliée sur le livre des écritures, il bénit de la main droite avec les trois doigts de la sainte Trinité ; les pieds de la Vierge et de l’enfant sont en bon état. Cette Vierge a dû être polychrome (comme à St Nectaire ou St Rémi de Chargnat).

 

La Vierge présente l’enfant Jésus devant elle dans une fixité frontale impressionnante ; elle porte une longue tunique avec des brassards aux bras ; Jésus a les pieds nus, alors que sa mère est chaussée. Les lèvres tombantes de la Vierge lui confèrent une certaine moue : est-ce la vision du monde pécheur ? Jésus a les cheveux courts dégageant les oreilles, il n’a rien d’un enfant, avec son visage d’homme ! Ce n’est pas une Vierge de tendresse ; par-delà son fils son regard se porte sur le croyant à qui elle présente Jésus l’enfant Dieu ; Marie est ici l’image de l’Eglise, la mère de Dieu, la Théotokos.

Dans le cadre de l’aménagement du chœur de l’église de Saulzet en 1976 entrepris par le Père Pierre Brut,  la statue trônait dans l’arrière du chœur, faisant pendant à la statue de St Blaise, les deux encadrant le tabernacle

En 2005, la CDAS, (Commission Diocésaine d’Art Sacré) en lien avec les services des affaires culturelles (DRAC) a supervisé les travaux de protection et sécurisation  entrepris par la commune à l’initiative du maire Patrick Pélissier ; et le positionnement nouveau de la statue à l’entrée du chœur permet une dévotion plus accessible.

Père Jean Michel ROGER-BERUBET, Curé.

 

Selon la légende, aurait été découverte par un propriétaire de la commune en labourant son champ. C’est une statue étrange et cette description de l’historien Jean Hani à propos des Vierges Noires lui convient tout à fait :

« La mère est rigide, sévère, le regard étrange : elle ne nous regarde pas, le regard est comme perdu, il traverse l’invisible ou, plutôt il est le regard de l’invisible qui, sans nous regarder, nous traverse ».

Le culte de la Vierge Marie est ancien dans le village de Saulzet et se perdure.

Anne Courtillé, écrivain et historienne,  dans son ouvrage « Marie en Auvergne, Bourbonnais et Velay »  mentionne « Au XIXème siècle, la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception sera rappelée sur les cloches (de l’église de Saulzet ).…Dédiée à Notre Dame du Rosaire à Saulzet ».

 

On remarquera également un vitrail dans l’église représentant l’assomption de la Vierge.

Une procession a lieu chaque année pour le 15 août, occasion pour les paroissiens de venir nombreux, bannière en tête et gerbe de fleurs portées par les jeunes conscrits, proclamer leur dévotion à la Vierge.

Évoquant le trône de ces Vierges en Majesté…Anne Courtillé cite:

Le ciel est mon trône et le ciel mon marchepied Isaïe LXVI, 1

« Au IV ème siècle on avait déjà isolé Marie sur un trône à dossier relevé comme celui d’un pontife quand elle présentait l’Enfant aux mages. Tout naturellement, l’image est reprise et fortement chargée de sens. La majesté va tout à la fois exprimer le Trône de la Sagesse divine, le Trône de Salomon, Marie Siège de l’Incarnation, Marie Mère de Dieu, Marie Intercesseur et Marie Ecclesia »

 

Saulzet le Froid

Saulzetum en 1149. Ce fief dépendait avant 1789 pour partie de l’Abbaye de St André de Clermont qui en nommait le curé, et pour l’autre par la famille de Mascon, Seigneur du lieu. Cette co-seigneurie possédée ainsi  par le prieuré provenait d’une donation faite en 1149 à l’Abbaye par Guillaume VII dauphin d’Auvergne*

*Dictionnaire Historique du Puy de Dôme. Ambroise Tardieu

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