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6 Février Fête de Saint Paul MIKI et ses compagnons


Saint Paul Miki

et ses compagnons(*) martyrs au Japon (✝ 1597)

Né au Japon en 1564, Paul Miki devient chrétien par le baptême, avec ses parents, lorsqu’il n’a que cinq ans.  Il choisit de donner toute sa vie pour l’évangélisation de ses frères et sœurs en devenant prêtre dans la Compagnie de Jésus. Très vite, sa vie de prière et ses enseignements gagnent d’autres Japonais à la foi.

Sur les traces de St François Xavier, les pères Jésuites et les frères franciscains avaient profondément enraciné le christianisme dans le sol japonais. Ecoles, paroisses, hospices et léproseries témoignaient de la vigueur de cette jeune Eglise. Mais, à cette date, le Japon est en proie à des bouleversements politiques importants. Le shogun Taïcosama cherche à unifier le pays en limitant l’influence des daïmios locaux. Il veut aussi limiter l’influence des étrangers au Japon. Or le christianisme est une importation étrangère : le shogun s’en prend donc aux chrétiens. En 1587, les missionnaires sont expulsés, le christianisme interdit. Celui-ci s’enfuit et devient clandestin. Dix ans plus tard la persécution reprend de plus belle.

En février 1597, vingt-six chrétiens sont arrêtés : des jésuites, des franciscains, des laïcs tertiaires de saint François, des enfants de chœur…
Parmi eux, Paul Miki, premier jésuite japonais et prédicateur passionné.

On les promène de ville en ville, pour l’exemple, pour dissuader ceux qui seraient tentés d’embrasser la religion interdite. Torturés, les martyrs continuent à prêcher et à chanter pendant leurs supplices avant de finir crucifiés sur une colline proche de Nagasaki, face à l’Occident, comme pour narguer cet horizon d’où venait le christianisme.

Le jour de leur mort, Paul Miki dit ceci :

« Je vous déclare donc qu’il n’y a aucune voie de salut sinon celle que suivent les chrétiens. Puisqu’elle m’enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m’ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort, et je les prie de vouloir bien recevoir le baptême chrétien ».

Fait exceptionnel, les martyrs du Japon sont béatifiés dès 1627, par Urbain VIII, à une époque où les chrétiens japonais sont toujours traqués et exécutés. Leur canonisation a lieu en 1862.

(*) Jean Soan de Goto, Jacques Kisai, religieux jésuites; Pierre-Baptiste Blazquez, Martin de l’Ascension Aguirre, François Blanco, prêtres franciscains; Philippe de Jésus de Las Casas, Gonzalve Garcia, François de Saint-Michel de la Parilla, religieux franciscains; Léon Karasuma, Pierre Sukejiro, Côme Takeya, Paul Ibaraki, Thomas Dangi, interprête, Paul Suzuki, catéchistes; Louis Ibaraki (11ans), Antoine (13 ans), Michel Kozaki et son fils Thomas; Bonaventure, Gabriel, Jean Kinuya, Matthias, François de Méako, médecin, Joachim Sakakibara, médecin, François Danto, néophytes.

Martyrologe romain

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