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4 Février Sainte VERONIQUE et note sur le Chemin de Croix


 

Ste Véronique représentée comme la femme ayant essuyé le visage du Christ montant au Golgotha (Ier siècle)

La dévotion du Chemin de la Croix* évoque le souvenir de cette femme qui aurait bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant ainsi sur son linge la Sainte Face,  bien que l’Évangile ne mentionne pas l’épisode. 


Laissons notre piété se tourner seulement vers ces femmes qui pleuraient durant la Passion du Seigneur et à qui Jésus a dit qu’elles feraient mieux de pleurer sur elles et Jérusalem.

                            Eglise d’Alzemberg en Belgique

Véronique, une des femmes qui suit Jésus, qui a compris qui il est, qui l’aime et par conséquent souffre de le voir souffrir. À présent, elle voit son visage de près, ce visage qui avait très souvent parlé à son âme. Elle le voit bouleversé, sanglant et défiguré, quoique toujours doux et humble.
Elle ne résiste pas. Elle veut soulager ses souffrances. Elle prend un linge et tente d’essuyer le sang et la sueur de ce visage.

Le nom de Véronique  en grec, vera icona, veut dire : l’icône authentique. La tradition a donné un nom à cette femme: Véronique… car s’est développée la légende selon laquelle le visage du Christ serait resté comme imprimé sur le linge qu’elle avait utilisé. Longtemps on a gardé plié ce linge, ne laissant voir que le visage du Christ, « véritable icône » ou représentation de celui qui donne sa vie pour nous.

Du Martyrologe Romain

Le voile de Véronique n’est pas à confondre avec le suaire que l’on a mis sur le Christ dont parle Jean dans son évangile; On représente toujours Véronique avec son voile sur lequel apparait la face du Christ.

*La dévotion du Chemin de Croix:

Saint François d’Assise pleurait souvent en pensant aux plaies du Christ « signes de l’amour débordant du Fils de Dieu pour chacun ». Et comme pour la crèche de Noël, en 1223, c’est à lui que l’on doit la première reconstitution, sous forme de méditations, du chemin de croix.

Il veut que, sur ce chemin reproduisant la marche du Seigneur depuis le prétoire de Pilate jusqu’au Golgotha, ils élargissent leurs prières aux souffrances de tous les hommes. La tradition s’installe et les franciscains, à Jérusalem, depuis 1220, invitent les pèlerins à participer à des exercices spirituels sur la Voie douloureuse du Christ.

Peu à peu, cet exercice se transforme en une série de méditations sur les épisodes de la passion du Christ, accompagnées de représentations illustrant chaque épisode. Pour cela, les franciscains aménagent en plein air ou dans les églises, des séries d’évocation (tableaux, statues, croix…) reproduisant des scènes marquantes de l’itinéraire du Christ vers le calvaire. Entre chaque étape, dont le nombre variera jusqu’au XVIIe siècle, une prière et une méditation.

Mais le vrai tournant du Chemin de croix se dessine à partir du XVe siècle, avec le développement de la dévotion aux « chutes de la Passion » ou aux « chutes sous la croix » dans certains pays. Puis commence à apparaître la dévotion aux « stations du Christ » dont le nombre varie selon qu’on les fassse partir de l’adieu de Jésus à sa mère, du Cénacle, du jardin, ou encore de chez Pilate. Et strictement dans le cercle restreint des franciscains.

Il faut attendre le pape Clément XII en 1731, pour que la permission soit donnée de créer des chemins de croix dans d’autres églises. Le nombre des stations est alors fixé à quatorze, son chiffre actuel, tandis que Benoit XIV, en 1741, poursuit son développement mais limite l’extension à un seul chemin de croix par paroisse.

En France, la dévotion au Chemin de croix et à ses quatorze stations est introduite par l’intermédiaire des prêtres immigrés en Italie, à leur retour dans le pays, au lendemain de la Révolution française.

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