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30 avril Fête de Saint ROBERT


Robert de Molesme

Abbé, fondateur de Cîteaux ( 1110)

Né vers 1024 d’une noble famille champenoise ce jeune bourguignon entra dès l’âge de quinze ans  chez les bénédictins de Moutier-la-Celle dans l’Aube. A peine son noviciat terminé, il fut nommé prieur. Les bénédictins de Tonnerre ayant voulu l’avoir comme Père Abbé, il accepta, mais les ayant trouvés très relâchés et surtout peu réformables, il prit congé d’eux et revint à Moutier. Quelques ermites l’invitèrent à se mettre à leur tête et il partit avec eux dans la forêt de Molesme en Côte d’Or dans des petites huttes de branchages autour d’une petite chapelle. Les recrues et les dons affluèrent, les huttes disparurent, un monastère se construisit et les ermites devinrent plus soucieux de leur confort que de l’ascèse. Saint Robert les quitta, mais les dons cessèrent en même temps. Ils le supplièrent de revenir et il revint. La ferveur, elle ne revint pas.

Alors avec une vingtaine de moines plus décidés, dont saint Albéric et saint Étienne Harding, il se fixa à Cîteaux pour y établir la vie monastique qu’il rêvait. Ainsi naquit l’Ordre cistercien en 1098, mais le pape lui intima l’ordre de reprendre la tête de son monastère. Il obéit, et eut la consolation de voir ses moines revenus à de meilleures dispositions. Il mourut le 21 mars 1110 ainsi en paix.

Martyrologe romain

Brève chronique histoire religieuse

Fondation de l’ordre cistercien

       L’ordre cistercien se construit en opposition à Cluny, même si la critique de Cluny n’est pas explicite dès le début. Robert, moine clunisien, quitte son monastère pour créer l’abbaye de Molesme, avec l’intention d’y faire mieux respecter la règle de Saint Benoît. Le succès trop prompt de l’abbaye fait échouer son projet. Il quitte donc Molesme pour fonder avec deux condisciples l’abbaye de Cistels en 1098. Les conditions de vie particulièrement difficiles (le terrain est marécageux) découragent les vocations dans un premier temps. La situation s’améliore lorsque le domaine commence à être exploité par des laïcs, les frères convers. La ferveur de Cistels attire les nouvelles recrues. Le monastère prend le nom de Cîteaux en 1119 et se place sur le patronage de Notre-Dame. Quatre abbayes filles (La Ferté, Pontigny, Bonnevaux & Clairvaux) prennent leur essor et essaiment à leur tour. La Charte de la charité (1119) organise le réseau et affirme plusieurs principes : le respect de la règle de Saint Benoît, l’autonomie de gestion, la tenue d’un chapitre général annuel, la surveillance exercée sur Cîteaux par ses quatre filles.
          La formidable expansion de l’ordre est en grande partie due à la forte personnalité de Bernard de Clairvaux (1090-1153). Recrue de Cistels, Bernard, lors d’un conflit qui l’oppose à Cluny, défend brillamment les cisterciens et acquiert ainsi une grande notoriété. Il va engager l’ordre à prendre position sur des questions importantes : encouragement à la seconde croisade, soutien à Innocent II lors du schisme d’Anaclet (1130), condamnation des thèses d’Abélard.
Il prône cependant la tolérance en matière de religion, estimant qu’il faut convaincre les hérétiques par la parole plutôt que par les armes ou demandant à l’empereur d’Allemagne de faire cesser les pogroms contre les juifs.
Il joue également un rôle fondamental dans la définition de l’art cistercien (dans l’Apologie à Guillaume). Sa position peut se résumer dans la formule suivante : « O vanité des vanités, mais plus insensée encore que vaine : l’église resplendit sur ses murailles et manque de tout en ses pauvres« . Saint Bernard critique la hauteur des églises comme Cluny ou Vézelay, leur longueur exagérée, leurs somptueux ornements. Il dénigre notamment les chapiteaux de Vézelay. Sources site http://architecture.relig.free.fr/ordres5.htm
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