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29 avril Fête de Sainte Catherine de Sienne


Catherine de Sienne

religieuse dominicaine, Docteur de l’Église (✝ 1380)

 

Catherine, benjamine d’une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) entend très jeune l’appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d’austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l’écoutent et la soutiennent (les Caterini) l’appelle « maman ». Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec le Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps.

Son principal souci est l’unité de l’Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d’activité et de diplomatie pour rassembler l’Église autour de lui.
Elle prend aussi partie dans les luttes où s’affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l’Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n’est pas le tout de sainte Catherine. Ce n’est que la face apparente d’une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s’échappent de ses lèvres.

Usée par les privations qu’elle s’impose, Sainte Catherine meurt à Rome le 14 avril 1380, laissant derrière elle une œuvre théologique d’une telle importance qu’elle sera nommée en 1970 Docteur de l’Eglise. Canonisée en 1461 elle est la Sainte Patronne de Rome, de l’Europe et des journalistes.  « Elle entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l’Europe de son époque. » (Jean Paul II 1999)
Autour de sa forte personnalité -a poursuivi Benoît XVI- une famille spirituelle s’est constituée, faite de personnes attirées par la grandeur morale de cette jeune femme… Ils furent nombreux à considérer un privilège d’être guidés spirituellement par celle qu’ils appelaient maman… Aujourd’hui encore, l’Église tire grand bénéfice de la maternité spirituelle de tant de femmes, consacrées et laïques, qui alimentent dans les âmes la pensée de Dieu, renforcent la foi et élèvent le niveau de la vie chrétienne

 

Ses reliques se trouvent,  son corps à Rome dans la Basilique Santa Maria Sopra Minerva et sa tête à Sienne dans l’Eglise Santo Dominico.

Ses attributs sont un anneau d’or, un lys, un cœur couronné d’épines et  un crucifix. L’iconographie la plus fréquente la représente dans les évènements les plus importants de sa vie, tels son mariage mystique ou l’imposition des stigmates.

Ses œuvres 

On a d’elle des traités de dévotion, des lettres et des poésies remarquables par l’élégance et la pureté du style. Elle laisse notamment un Dialogo della Divina Providenza, dicté deux ans avant sa mort, et 382 lettres adressées autant à des gens du peuple qu’à des puissants (papes, rois, clercs ou laïcs) qu’elle a rédigées durant les dix dernières années de sa vie. Ces écrits brûlent de ferveur mystique et sa rhétorique efficace, mélange d’images bibliques et d’expressions communes, dénote une forte volonté de persuasion.

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