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1er Mars Fête de Saint AUBIN


Portail occidental de l’église St Aubin de Vaux sur Aure

Saint Aubin délivrant Ethéra de ses créanciers

 

Aubin d’Angers ou Albin.

 Albinus, – dont nous avons fait Aubin, – naquit près d’Hennebont, à Languidic, en Bretagne  sur les bords du Blavet. Son père, noble, était peut-être le fameux chef des Armoricains, nommé aussi Albinus, assez puissant pour s’opposer aux desseins d’Aetius. L’enfant fut, dès ses premières années, animé d’une foi vive et pratique, dont les fruits ne tardèrent pas à éclore.

Tout jeune homme, il renonça vaillamment aux avantages de la noblesse et de la fortune, il rompit même avec l’affection maternelle et vint s’enfermer dans un monastère dont le nom, défiguré sans doute par une erreur de copiste, doit très probablement être reconnu comme celui du monastère de Nantilly, près de Saumur. il fut d’abord abbé de Nantilly en 504, près de Saumur, fonction qu’il exerça durant vingt-cinq années jusqu’à son accession au trône épiscopal

. Il devint évêque d’Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l’un des principaux promoteurs du troisième Concile d’Orléans, qui réforma l’Église franque avec une grande fermeté.  Il sut se dresser devant l’injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l’époque mérovingienne, n’hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille. Beaucoup d’évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d’Orléans.

Saint Aubin allait atteindre sa quatre-vingtième année, lorsqu’un nouveau concile fut convoqué à Orléans. Mais l’âge et les infirmités l’empêchèrent d’y assister. II ne tarda pas, en effet, à expirer : c’était le 1er mars 549, ou, selon d’autres, 550. A son tombeau se multiplièrent les miracles. Non moins grand thaumaturge que de son vivant, saint Aubin a laissé parmi son peuple un souvenir toujours entouré de reconnaissance et de vénération.

Ses reliques sont conservées à l’abbaye d’Angers. On l’invoque pour les maladies d’enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.

… »S’il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu’il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple: Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s’écartent pour lui laisser passage; un seul veut lui refuser obstinément l’entrée; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.

La collégiale de Guérande lui est dédiée, suite à l’apparition de saint Aubin, en cavalier blanc, qui mit en fuite les Normands.
« … Notre ville garde une mémoire vivante de St Aubin avec l’épisode de l’invasion normande au Xe s. Prêts à capituler les guérandais invoquent St Aubin comme dernier secours. C’est ce que relate un des vitraux du XVIe… ici même, où St Aubin enverra un jeune cavalier blanc qui prendra la tête des troupes guérandaises, et mettra les normands en déroute… »

 (Homélie du Père Bugel à l’occasion de la Saint Aubin)

Martyrologe romain

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