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17 Janvier Fête de Saint Antoine le Grand


Photo d’accroche: saint Antoine le Grand par Jérome Bosch

Saint Antoine le Grand

       C’était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Égypte.
Mais la question de son salut le tourmentait. Préoccupé par ce qu’il avait lu dans les Actes des Apôtres qui décrivent la première communauté chrétienne où tout était en commun, il entre dans une église.
     Et c’est là qu’il entend l’Évangile du jeune homme riche. Il est saisi par la coïncidence: ce texte s’adresse à lui, pense-t-il, et aujourd’hui même. Il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné.
Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l’apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine.
Des disciples viennent le rejoindre et, pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu’érémitique. Lui-même accepte à contrecoeur leur voisinage, ce qui fait de lui le plus célèbre des « Pères du désert » mais aussi le patriarche des cénobites (du mot grec keinobios qui désigne ceux qui vivent ensemble et s’oppose à anachorète). Il est considéré de façon un peu abusive comme le « Père des moines d’Occident (et d’Orient) »… C’est pourquoi il est considéré comme « le père des moines ».
Attentif à la vie contemporaine de l’Église, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Le père des moines s’éteint à 105 ans.

Illustration ci dessus: Jérôme Bosch: Antoine est sur cette toile comme sur beaucoup d’autres représenté en compagnie d’un cochon. Sous cette apparence inoffensive se dissimule le Malin venu induire en tentation le malheureux ermite !*

A sa mort  ce modèle de la vie érémitique laisse de nombreux monastères pour abriter ses nombreux condisciples, dont le premier monastère palestinien de Gaza à Majumas Gazae (ancienne Néapolis, aujourd’hui Al Minah), considéré comme l’un des premiers de la chrétienté. Plusieurs siècles plus tard (561), son tombeau est découvert dans une palmeraie proche de la mer Rouge, et ses reliques, au XIe siècle, ramenées par un chevalier chrétien en Dauphiné à la Motte-Saint-Didier (aujourd’hui La Motte-Saint-Antoine), où est érigée en son honneur l’abbaye de Saint-Antoine.

Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu’il donnait à ses disciples:

« Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice… Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé. »
 

Saint Antoine jouit très rapidement d’une grande popularité et devint le protecteur de nombreuses confréries et métiers.  Il travailla avec zèle à fortifier l’Église en soutenant les confesseurs de la foi lors de la persécution de Dioclétien et en aidant saint Athanase contre les ariens.  Il mourut en 356.

Martyrologe Romain

De très nombreux retables ou statues le représentant non seulement avec le cochon mais aussi avec la clochette autour du cou de l’animal et le tau (bâton se terminant par un T) Cette représentation et ces attributs ont une relation avec l’ordre des Antonins fondé des siècles plus tard et consacré à soigner les malades atteints entre autres du « mal des ardents », maladie neurologique contractée à cause d’un champignon du seigle appelé « ergot ».
Ces religieux avaient de nombreuses « commanderies » où les malades étaient soignés, opérés, amputés et en remerciement des services rendus à la communauté, ils avaient l’autorisation de laisser vaguer leurs cochons portant une clochette et donc faciles à reconnaître; ils étaient des poubelles « sur pattes » aidant au nettoyage de la ville.                             Sources Site Herodote histoire

On peut observer au moins 2 statues de St Antoine le Grand sur notre paroisse: à St Saturnin et à Chanonat

Ne cédons pas à la tristesse comme si nous périssions.

Confiance et joie, nous sommes sauvés !

                                                                                                          Dans « Vie des Pères du Désert »

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