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15 avril Fête de Saint Paterne


Patern de Vannes évêque de Vannes (Ve siècle)

Surnommé aussi Patern l’Ancien, pour le distinguer de celui de Coutances en Normandie.
On connaît peu de choses de lui, mais l’auteur imaginatif de l’aimable roman hagiographique connu sous le nom de ‘Vita Paterni’ supplée largement à ces lacunes. « Issu d’une noble famille du Pays de Galles, il aurait embrassé la vie monastique dans le comté de Cardigan et aurait fondé plusieurs monastères, dont celui de Llan-Padern-Veur, où il résida. D’autres sources historiques le disent né en Armorique. Ce Breton d’Armorique émigre en Bretagne insulaire (actuellement Pays de Galles) au rebours du mouvement habituel des Bretons à cette époque. Il va fonder, au comté de Cardigan, un monastère qui prendra le nom de ‘Lhan-Paderne-Vaur’ – église du grand Paterne. On dit qu’il bâtit d’autres monastères au Pays de Galles et convertit des rois en Irlande. Au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte, il reçoit la consécration épiscopale à Jérusalem. De retour en Armorique, le roi Caradoc lui confie l’évêché de Vannes. Le nouveau venu se lie d’amitié avec son voisin, saint Samson, évêque de Dol. 

« Le ministère épiscopal de Patern fut rude en raison des conflits latents qui opposaient les partisans d’un christianisme local de tradition celte et les partisans d’un christianisme plus gallo-romain. A ces tensions s’est ajoutée une vague d’immigration de Bretons venant de Grande Bretagne qui ne fit qu’aggraver la situation.

Mais dans ce contexte historique tendu, Patern fut un artisan d’unité, quoique mal compris des populations dont il avait la charge. Victime de dissensions très vives il fut contraint à démissionner et à s’exiler.
Il retira dans un ermitage en dehors de sa paroisse où il mourut un 15 avril, vraisemblablement le 15 avril  475, dans l’oubli total.

Martyrologe romain

Brève chronique d’histoire religieuse

« C’est en 1964 que le Pape Paul VI a déclaré saint Patern patron du diocèse de Vannes (Lettre apostolique Armoricae regionis). Depuis la fête liturgique de Saint Patern est fixée chaque année au 15 avril. L’ancienne date du 21 mai qui faisait mémoire de la translation des reliques a été abandonnée. »
À Vannes en Armorique, saint Patern, évêque, qui fut, croit-on, ordonné en ce jour (21 mai au martyrologe romain, ndlr) par saint Perpétue de Tours dans le concile provincial tenu en cette ville.

 

TRO BREIZ : Pèlerinage breton où les pèlerins du Tro Breiz honorent 7 saints fondateurs en un       « Tour de Bretagne » que chacun d’eux contribua à fonder :

Saint Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon (29), Saint Tugdual à Tréguier (22), Saint Brieuc (22) et Saint Malo (35), Saint Samson à Dol-de-Bretagne (35), Saint Patern à Vannes (56), Saint Corentin à Quimper (29).

Une des particularités de ce pèlerinage est d’être « circulaire », car la dernière étape de son pèlerinage ramènerait le pèlerin à son point de départ. À l’instar des « troménies » ou Pardons (processions circulaires), la circularité dans l’esprit celtique symbolise l’accomplissement et la plénitude.

Il n’y a pas d’ordre de départ, l’important est d’être passé par toutes les étapes. Le circuit fait entre 600 et 1000 kilomètres suivant le tracé.

Comme pour Compostelle, les motivations ne sont pas seulement religieuses. Généralement les motivations des marcheurs sont multiples : spirituelles, culturelles, sportives… Par exemple, beaucoup de personnes « font » le Tro Breiz pour la découverte du patrimoine et de la culture du pays, pour le plaisir de randonner ou encore de rencontrer de nouvelles personnes partageant les mêmes intérêts.

Les chemins du Tro Breiz comptent sept cathédrales mais surtout des centaines de chapelles, des enclos paroissiaux, des abbayes, des calvaires, des manoirs et châteaux… Le projet des années 2010 est de restaurer des chapelles qui sont sur le tracé afin d’en ouvrir une cinquantaine pour en faire des chapelles hospitalières, comme au Moyen Âge.

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