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10 Mars Fête de Saint VIVIEN


 Vivien

Soldat romain, martyr en Cappadoce ( 320)

L’un des quarante soldats chrétiens de la XIIème Légion Fulminate (la Fulminante) en garnison à Mélitène (Malatya – Turquie), condamnés à périr de froid, attachés nus sur un étang gelé, à Sébaste (Sivas – Turquie). On avait offert un bain chaud à ceux qui renonceraient. Leur hiérarchie a vainement essayé de les faire abjurer, mais à leur comparution au tribunal, ils disent tous s’appeler Jésus. Emprisonnés, sachant leur dernière heure arrivée, ils écrivent et signent un testament précisant que leurs cendres ne doivent pas être séparées après leur martyre commun. Nus et attachés, ils sont conduits au milieu d’un lac gelé. Ils ne cessent de prier et de se réconforter les uns les autres, à l’exception d’un seul qui les quitte pour se jeter dans une baignoire d’eau chaude. Il meurt du choc thermique. Un des gardiens, émerveillé de la constance des trente-neuf soldats, rejoint le groupe. Les quarante sont finalement brûlés et leurs cendres dispersées sur l’eau, mais miraculeusement, elles surnagent et demeurent rassemblées. Elles seront recueillies par des fidèles et leur culte ne cessera de grandir.

Nous sommes le 9 mars 320.

Martyrologe Romain 

Prière des quarante martyrs de Sébaste sur le lac gelé :

« Seigneur, le froid est rigoureux, mais le paradis est doux. Après un tourment de quelques heures, nous nous réchaufferons pour toujours dans le sein d’Abraham.« 

Brève chronique d’Art Sacré

A Saintes au Moyen Âge le faubourg Saint-Vivien était le plus important. Son développement vient de la présence d’une basilique édifiée sur le tombeau de saint Vivien, évêque de Saintes au VIe siècle, portant la patronyme St Vivien cité plus haut. Avant le XIIe siècle, des moines augustiniens y établirent leur communauté. Un prieuré fut bâti. Pendant les guerres de Religion, en 1572, l’église romane du prieuré fut dévastée. La paix revenue, elle fut rasée et un séminaire occupa les bâtiments. Une nouvelle chapelle fut construite en 1617. Au XIXe siècle, celle-ci fut jugée trop vétuste et on la démolit en 1840.


L’église actuelle vint la remplacer. Construite de 1840 à 1845 par l’architecte Brossard, elle s’inspire de l’architecture des basiliques de l’Antiquité – style à la mode sous la Monarchie de Juillet . Son axe nord-sud ne tient pas compte de l’orientation liturgique.


Saint-Vivien est une église bien décorée (mais dont le chœur mériterait une restauration). Elle bénéficie d’ornements issus de l’ancienne chapelle du séminaire : autel de la Vierge avec son tabernacle du XVIIe siècle, chaire à prêcher du XVIIIe. On peut y ajouter les ornements du XIXe siècle : des peintures murales du peintre bordelais Millet et une très belle verrière historiée de l’atelier Dagrand de Bordeaux, exécutée vers 1896.

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