St Ephrem le Syrien, diacre, « une belle figure de serviteur »

Saint Ephrem est né en 306, à Nisibe en Turquie, Nesaybin actuellement, dans la province romaine de Mésopotamie. Venant du paganisme, il se convertit à l’âge de 18 ans, «se forma avec son évêque et devint diacre dans l’Église de Nisibe, vivant la virginité et la pauvreté ».
C’est en raison de l’occupation perse qu’il quitta sa ville, en 363, pour se réfugier à Edesse, aujourd’hui,  Urfa.

La spécificité de saint Ephrem est qu’il a pu associer « une vocation de théologien à l’art poétique ». Il devint ainsi « le poète le plus renommé de l’époque patristique » et « ses hymnes écrites pour le chant liturgique méditent les mystères de la vie du Christ ». Il les chantait en s’accompagnant de la harpe. On lui donna le beau nom de « lyre de l’Esprit Saint », (ce qui a inspiré le titre de notre bulletin paroissial : la Harpe de St Ephrem).

Benoît XVI a souligné la « forte valeur catéchétique » de ces hymnes, qui favorise « l’intériorisation de la foi de l’Église ».

Pas utilisablesans accord

« Ephrem, a ajouté le pape, est une belle figure de serviteur ». En effet, « il resta diacre toute sa vie, remplissant son ministère liturgique, manifestant l’amour du Christ (…) et se dépensant dans la charité envers ses frères ».

Saint Ephrem mourut le 9 juin 373 à Edesse, en serviteur après avoir « contracté la lèpre auprès des malades dont il prenait soin », et c’est en souvenir de sa mort qu’il est fêté le 9 juin.

L’église syriaque de Paris (17, rue des Carmes – 75005 Paris) porte son nom « Ephrem le Syrien »
Sur le portail en ligne, on peut aller découvrir en français les auteurs de la riche tradition syriaque et notamment des textes de saint Ephrem, disponibles sous le nom d’ « Ephrem de Nisibe », dont sa belle et longue Prière à la Vierge

Alors pourquoi la paroisse se nomme-t-elle St Ephrem?

3 raisons au choix de ce patronyme:

A la création des nouvelles paroisses en 2000, le Père Bernard Arnaud, curé était très sensibilisé aux écrits de St Ephrem dont il savourait la richesse. Il souhaita faire découvrir la vie de ce moine syriaque, diacre au service de ses frères, et faire partager ces textes. Par ailleurs la paroisse avait le souci du développement du service du diaconat, avec la nomination du premier diacre permanent ordonné dans le diocèse. Enfin, la chorale AMOS célébrait les vêpres une fois par mois en l’église de St Saturnin, à travers la liturgie chantée du Père André Gouzes, dont l’inspiration s’enracine dans la liturgie byzantine.

Eglise d’orient et Eglise d’occident se rapprochent-elles ainsi encore plus fortement, à un moment actuel dramatique de notre histoire où  nos frères d’orient sont en grande souffrance.

Enfin, à l’image de ce saint nous avons souhaiter donner le nom de « La Harpe de St Ephrem » à notre bulletin paroissial, sachant qu’au temps de St Ephrem il s’agissait plus d’une cithare que d’une harpeL

La dernière icone de cette page a été écrite par Hélène LEFEBVRE, membre de la chorale AMOS et a été consacrée par le Père Bernard ARNAUD en l’église de St Nectaire en 2013. Elle se trouve sur un pilier du chœur de l’église de St Amant-Tallende.

Et pourquoi de la Serre?

Dans le choix des noms des paroisses du diocèse apparaît très souvent une appellation géographique en référence à un site particulier: une rivière, une montagne ou autre….Pour la paroisse St Ephrem, la Serre correspond à un vaste plateau d’origine volcanique, partageant le territoire en deux zones distinctes entre le Relais Centre (St Saturnin, St Amant Tallende et Tallende) et le relais Auzon (La Roche Blanche, Gergovie, Chanonat, Jussat), le bourg du Crest se situant juste au sommet de ce plateau.

Logo Paroisse St EphremLe logo de la paroisse St Ephrem reprend de manière stylisée ce plateau, épine dorsale de notre territoire.

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